LA MALLE DE MON COEUR

29 septembre 2012

SEP A MOI

fatiguee_700Cette fatigue constante qui fait partie de moi et que personne à part les médecins et les autres sépiens ne peuvent comprendre. Chaque jour, au lever, je me dis : "Putain je suis ko!" et c'est parti pour la journée. Levée à 6h pour pouvoir boire mes cafés au calme et réveil de ma drôline à 6h30 pour qu'elle se prépare pour prendre le car. Ensuite, tâches ménagères, douche et boulot. Ensuite, retour au bercail. Juste le temps de prendre un café avant le retour de ma miss, dispo pour l'aider à faire ses devoirs, faire à manger et je m'écroule dans mon clic-clac en compagnie de mes fatigues : celle qui ne me quitte jamais, celle que tout le monde ressent aprés le travail et celle engendrée par les douleurs que ma maladie m'impose. Contrairement à ce qu'il y paraît, je ne me plains pas. J'aime ma vie, mon boulots et surtout mes enfants et mon chéri.

Seulement, il m'arrive parfois de faire preuve d'intolérance quand les gens autour de moi se plaignent d'être fatigué. Ne m'en voulez pas mais je rêverai que parfois nous échangions nos corps pour que vous me compreniez. Ce qui m' handicape le plus dans cette maladie, c'est cette foutue fatigue qui a des répercussions sur ma vie à tous les niveaux. Mon esprit fourmille d'énergie et d'envies, mais mon corps ne suit pas. Certes je fais avec, mais parfois c'est trop et les nerfs prennent le dessus. Je veux bien vous comprendre mais ça marche aussi dans l'autre sens. Renseignez vous sur la sclérose en plaques, ouvrez votre esprit et dites vous que parmi toutes les personnes que vous côtoyez, certaines souffrent surement de pathologies diverses, restent dignes et ne se plaignent pas.

" Quand vous êtes harassés de fatigue, pensez toujours à l'exemple de la bouilloire. Elle a beau avoir lr couvercle en ébullition, cela ne l'empêche pas de chanter." Anonyme

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10 juin 2011

Clef...

chesley-paul-gros-plan-d-un-vieux-cadenas

Donnez-moi la clef de ce cadenas

Qui enchaîne mon esprit,

Qui emprisonne mes souvenirs.

Rendez-moi mon histoire,

Libérez mon âme.

Ces mots qui ne veulent pas sortir,

Cette souffrance qui demeure,

Ce corps qui crie à l’intérieur

Ce cauchemar qui perdure

Ces images qui apparaissent

Au détour d’un visage, d’une odeur

Ou d’une simple marque de tendresse.

Mon cœur est brisé

Par ces horreurs passées.

Je suis condamnée au silence,

Condamnée à l’absence,

Et comme si cela ne suffisait pas,

Je vis avec ma mémoire :

Mémoire effacée qui se révèle à moi

Mémoire oubliée qui devient réalité

Mémoire cassée par des adultes insensés.

J’en sais trop ou pas assez ;

Qui sait…

De toute façon je dois savoir,

Quitte à plonger un peu plus dans le désespoir,

Pour enfin revivre,

Et retrouver le sourire.

 

Lucifange

 

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22 avril 2011

Misunderstanding

Incompréhension...

imagesTu t'insinues subtilement entre deux êtres que tout semble réunir. Un évènement mal interprété, une expression inadaptée, un mot inapproprié, tu réussis à corrompre ainsi les âmes les plus aguerries. Combien de conflits et de guerres as-tu provoqué ? Combien de belles histoires as-tu dévasté ? La légende dit que la première langue unique, la langue adamique, fût abrogée par Dieu pour punir les hommes de leur vanité excessive, pour être remplacer par une multitude de langues provoquant ainsi l'incompréhension mutuelle et stoppant net la construction de la tour de Babel trop contestable aux yeux de Dieu. La tour resta inachevée et les langues bien ancrées, tout comme toi, oh foutue incompréhension ! Tu fiches un sacré bordel dans la seule vie que nous possédons, nous, humains imparfaits.

Incompréhension,

Tu nous fais vraiment chier ! Alors si toi la-haut qui tire les ficelles de ce monde tu pouvais nous rendre un langage unique, peut-être qu'enfin on avancerait...

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24 mars 2011

Choix...

Faire un choix...Pour certaines personnes, cela se fait avec une facilité déconcertante, mais pour d'autres, le choix est synonyme de torture. Observez un enfant devant le rayon confiserie d'un supermarché après que sa mère lui ait autorisé de choisir un paquet de bonbon. Le ptit bonhomme va prendre chaque paquet, regarder l'emballage, la couleur et la forme de chaque bonbon. Au bout d'un certain temps la maman va demander à son enfant de se dépêcher et celui-ci va prendre un paquet hâtivement et une fois sorti du magasin ne pourra s'empêcher de se dire qu'il aurait dû prendre le paquet d'à coté.4222030_deux_bo_tes_de_saint_valentin_sont_des_chocolats_avec_la_bo_te_rouge_de_chocolat_sur_le_dessus_de_la Qui n'a pas vu le film "Forrest gump" et entendu la célèbre réplique: « Maman disait toujours la vie c'est comme une boite de chocolat on sait jamais sur quoi on va tomber ! ». Quand nous devenons adultes, nous réalisons à quel point cette réplique est véridique. Nous prenons conscience des mauvais choix que nous avons pu faire par le passé, des conséquences que ceux-ci ont eu sur notre vie. Faire un choix peut parfois impliquer des changements considérables pour nous, mais aussi pour nos enfants, notre compagnon, et donc à ce titre ne peut être égoïste. Demander conseil peut s'avérer utile mais personne ne peut vraiment se mettre à notre place dans la mesure où chaque individu est différent dans sa manière d'appréhender les choses et son cheminement personnel. Chaque choix implique des sacrifices : privilégier la sécurité en sacrifiant ses rêves, choisir la facilité aux détriments de ses aspirations pour ne pas mettre en danger ses proches... Être parent, n'est-ce pas avant tout veiller au bien-être de ses enfants surtout quand nous sommes parents solos ? Peut-on combiner rêves et réalité dans notre société ? J'avoue actuellement en douter mais comme Forrest, je vais piocher dans ma boîte de chocolat et je verrais en le mangeant si son goût aura été à la hauteur de son apparence....

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05 février 2011

grosse fatigue cérébrale

BLOG_PAUSE.

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14 décembre 2010

L'existence de Sarah, enfant sectarisée...

Septembre, ma première année d'école maternelle (en fait ce sera mon unique année de maternelle, maman a choisi de me garder le plus longtemps possible à la maison), j'avance la peur au ventre, ma petite main compressée dans celle de ma mère. Je regarde avec anxiété le monde qui se dessine dans cette cour. En ce jour de rentrée scolaire, le grand portail vert bouteille a été laissé ouvert. Je vais avoir 5 ans, je m'appelle Triste_petite_filleSarah. Je vois tous ces enfants qui jouent ensemble et semblent bien se connaître. Je peux sentir leurs regards fixés sur moi, comme si ils avaient déjà deviné mes tristes secrets. Maman s'avance vers une femme qui m'a l'air gentille : c'est ma première maîtresse. Aprés de brèves présentations, Maman entre dans le vif du sujet :" Nous sommes  ... Nous ne fêtons ni Noêl, ni anniversaire,ni Pâques et donc Sarah ne doit en aucun cas participer aux activités liées à ces fêtes." Je baisse la tête tant la honte m'envahit et réalise que jamais je ne serai une enfant comme les autres. Je suis Sarah, enfant sectarisée, abusée par un membre de ma famille, privée d'enfance. Je vais passer cette enfance alternant entre les moqueries des enfants qui ne comprennent pas pourquoi je ne mange pas leurs gâteaux d'anniversaire, je ne dessine pas de père noël ou de joli sapin, et à la maison, je dois suivre l'enseignement des dogmes sectaires qui, si je les suis à la lettre, me permettront d'accéder au paradis. Maman me dit souvent que si je ne suis pas sage Papa se fâchera et à force d'entendre cela j'ai fini par avoir peur de Papa. Je suis seule, je m'appelle Sarah pour mes parents et la petite sauvage cachée dans un coin du préau pour le personnel scolaire et les autres enfants de l'école.
Sarah n'est pas un cas isolé et les statistiques sont loin du compte. Plus tard, si cela vous intéresse, je vous raconterai la suite de l'histoire de Sarah, à vous de voir si cette petite fille touche votre cœur et mérite que l'on raconte son histoire qui est malheureusement celle de tant d'autres pitchounets...

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07 décembre 2010

Mon hiver...

L'hiver, saison synonyme de froid et de déprime pour certains et saison de renouveau et de splendeur pour d'autres. Pendant que la nature revêt son élégant manteau blanc, j'enfile ma peau de chagrin et de réflexion. J'observe ce qui m'entoure, les gens qui gravitent sur cette terre malmenée par la pollution et le manque de 22504805871civisme ambiant. Je pense à ces personnes qui perdent la vie dans la rue faute de toit et de chaleur humaine pendant que d'autres courent les boutiques à la recherche de belles décorations de Noël et de superbes cadeaux. Je pense aussi à ces enfants qui ne connaîtront pas ces moments festifs pour des raisons pseudo-religieusespseudo-religieuses. Oui, je réfléchis et je médite sur mon sort. Quand je rentre chez moi, j'apprécie la chaleur des lieux et je culpabilise de si souvent me plaindre sur ce qu'a été ma vie, sur la facture qui tombe mal ou sur l'état verglacé des rues. Je suis vivante et je suis loin de cette civilisation que je plains tant. Chaque année, en hiver, je prends une décision. Certaines ont trait à des combats certes compliqués et parfois décourageants mais cette année j'ai pris une décision , prématurée bien sûr, mais chère à mon coeur. Je connais mon passé, je vis au présent, j'entrevoie un avenir mais je n'ai pas un contrôle quelconque sur celui-ci. Je peux cependant décider à l'avance de ce que l'on fera de mon corps le moment venu. Si je n'étais pas atteinte d'une maladie incurable, je ne penserais pas à ce qui aux yeux de beaucoup peut paraître morbide mais je m'accorde le droit de choisir ce qu'il adviendra de moi aprés ma disparition. Il est important pour moi que ce corps tant de fois souillé serve plus tard pour une bonne cause, l'histoire d'équilibrer la balance. Avant de tomber malade, j'étais donneuse d'organes mais malheureusement c'est aujourd'hui impossible; aussi j'ai décidé de donner mon corps à la science. Seule la science permettra plus tard peut-être la guérison de  ces maladies qui touchent tant de gens et handicapent inlassablement leurs quotidiens. Pour faire bouger les choses, il faut parfois faire le don de soi...Mais avant, je compte bien vivre et profiter des bons moments bien sûr ! Pour le moment, je suis au printemps de ma vie et quand viendra mon hiver, je partirai sereine.

Le don du corps consiste à léguer son corps à la science afin qu’il serve à l’enseignement de l’anatomie aux futurs médecins ou pour la recherche médicale.

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24 novembre 2010

2301815895_1Où suis-je? Qui suis-je? Où vais-je? Trop de questions envahissent mon esprit et paralysent mes actes. Je perds le contrôle de ma vie ... un tri mental s'impose : Coté pile, je veux vivre mais coté face je m'éteins. Certains se dirigent vers la religion se servant de leur foi comme bouclier, d'autres s'évadent dans un bouquin minutieusement choisi ou un album musical décontractant, et il y a ceux qui chantent, peignent et écrivent. En ce qui me concerne, je me réfugie dans la solitude et je me plonge dans les méandres de mon âme ou plutôt de mes maux. Je me suis interdite de rêver: j'ai fini ma boîte de chocolat et j'ai peur de cette boîte vide, triste reflet de ce que je suis en ce moment. J'ai décidé de me mettre en pause...pour mieux me retrouver coté pile. A bientôt ...

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04 novembre 2010

Isora

1236750630_smallJ'essaie...C'est ce que se dit chaque jour Isora. Elle se lève chaque matin, emprisonnée dans son corps malade et douloureux en se disant "j'essaie". Isora se lève fatiguée et pense à la chance qu'elle a face à tant d'êtres humains en souffrance : malgré ses maux passés et présents, il lui reste la vie. Une vie imparfaite composée de mauvais choix aux conséquences malheureusement bien présentes, mais qu'il faut assumer quoiqu'il arrive. Son quotidien: assumer les méfaits des faux amis, les séquelles laissées par le manque de lucidité de ceux qui devaient protéger l'enfant qu'elle était, composer avec une maladie dégénérative qu'elle n'a pas choisie et un handicap qui ne se voit pas, protéger et s'occuper de son mieux de ses enfants chéris, travailler autant qu'elle le peut, et bien entendu effectuer les tâches ménagères courantes. Isora est entêtée : elle refuse toutes aides offertes: elle a choisi d'essayer, de faire taire les langues de vipères remplies de préjugés en assumant seule. Elle essaie de se battre pour sa famille et progressivement d'apporter sa contribution aux causes qui comptent pour elle. Isora essaie de vivre et s'accorde aussi le droit d'être une femme. Oui, Isora essaie de faire de son mieux et parfois, elle explose car ses forces l'abandonnent et remettent en question pour quelques temps l'avenir, les projets et les rêves qu'elle garde aux plus profond de son être. Personne n'est parfait, Isora non plus mais une chose est sure, chaque matin en se levant Isora essaie et certains jours Isora est épuisée car chaque journée est une lutte pour la vie dans un monde qu'elle ne comprend pas tant celui-ci perd en humanité.

Isora...c'est moi !

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22 octobre 2010

Colloquium silentium...

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Tu frappes à la porte de mon âme :
Toc toc toc me voilà et revoilà !
-Je me nomme Silence.
-Je suis de ton esprit le hammam,
-Je suis l'expression de ta solitude abyssale.
-Je suis de tes mots l'abstinence.

Pourquoi t'imposes tu à moi ?
-Pour te laisser mener l'analyse de ton être,
-La projection de ce toi en émoi.
-Je ne suis pas ton ennemi,
-Mais inéluctable à ta survie.
-Ne doutes pas de ma nécessité passagère.

Tu barricades pourtant mes lèvres,
Oh silence qui m' altère!
-C'est pour qu'enfin tu te poses,
-Quand ton corps te l'impose !
-Tu n'écoutes pas ce que celui-ci te dit,
-Mais enfin réagis !

Que dois-je donc faire silentium?
-Prendre ta feuille, ton crayon et ta gomme,
-Écrire ce qui t"assomme,
-Retrousser tes manches,
-Agir avec sureté et tempérance.
-Vis et vois enfin ce qui sommeille en toi !

... ... ...

Lucifange

" Les misères de la vie enseignent l'art du silence." Sénèque

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