fatiguee_700Cette fatigue constante qui fait partie de moi et que personne à part les médecins et les autres sépiens ne peuvent comprendre. Chaque jour, au lever, je me dis : "Putain je suis ko!" et c'est parti pour la journée. Levée à 6h pour pouvoir boire mes cafés au calme et réveil de ma drôline à 6h30 pour qu'elle se prépare pour prendre le car. Ensuite, tâches ménagères, douche et boulot. Ensuite, retour au bercail. Juste le temps de prendre un café avant le retour de ma miss, dispo pour l'aider à faire ses devoirs, faire à manger et je m'écroule dans mon clic-clac en compagnie de mes fatigues : celle qui ne me quitte jamais, celle que tout le monde ressent aprés le travail et celle engendrée par les douleurs que ma maladie m'impose. Contrairement à ce qu'il y paraît, je ne me plains pas. J'aime ma vie, mon boulots et surtout mes enfants et mon chéri.

Seulement, il m'arrive parfois de faire preuve d'intolérance quand les gens autour de moi se plaignent d'être fatigué. Ne m'en voulez pas mais je rêverai que parfois nous échangions nos corps pour que vous me compreniez. Ce qui m' handicape le plus dans cette maladie, c'est cette foutue fatigue qui a des répercussions sur ma vie à tous les niveaux. Mon esprit fourmille d'énergie et d'envies, mais mon corps ne suit pas. Certes je fais avec, mais parfois c'est trop et les nerfs prennent le dessus. Je veux bien vous comprendre mais ça marche aussi dans l'autre sens. Renseignez vous sur la sclérose en plaques, ouvrez votre esprit et dites vous que parmi toutes les personnes que vous côtoyez, certaines souffrent surement de pathologies diverses, restent dignes et ne se plaignent pas.

" Quand vous êtes harassés de fatigue, pensez toujours à l'exemple de la bouilloire. Elle a beau avoir lr couvercle en ébullition, cela ne l'empêche pas de chanter." Anonyme